Café noisette

écrit par Eric Jerome Dickey

  page en langue anglaise. Sur ce site vous avez une musique blues qui va bien avec le bouquin http://www.ericjeromedickey.com/ et en cliquant sur le lien vous pouvez connaître mieux l'auteur, si vous lisez l'anglais, et voir qu'il a beaucoup écrit (à ma grande surprise).

Voilà un livre divertissant pour les vacances, je me suis régalée, en plus le thème du racisme en général est d'actualité. En Amérique touchant principalement leur passé colonialiste,  noirs/blancs mais contrairement à l'adage "des goûts et des couleurs on ne dispute point". C'est l'histoire de nos différences, noir et blanc, blanc et noir, et mélanges, affaire de dosage ! Comme tous les métissages, la naissance devient une surprise totale. Dans l'histoire du livre le héros est américain-africain, il rencontre une belle rousse au teint clair d'origine irlandaise par sa mère et sa vie en est bouleversée !!!! Bon c'est un peu sex et intrigues amoureuses l'ensemble narré dans un langage non traficoté, ce qui n'est pas sans charme. Quelquefois on croirait regarder une série télévisée et pourtant au-delà de l'apparence, les réalités sont bien montrées. Douleurs d'enfance par les critiques raciales et les multiples sobriquets lancés par les gosses, on sait que les enfants ne sont pas tendres entre eux, douleurs non cicatrisées si elles sont ravivées dans la vie d'adulte. Attention, le style n'est pas grossier ni argotique, tout simplement il n'a ni le rythme blues, ni rap mais plutôt un peu swing. De l'action, des secrets et de l'amour.

New-Work y est décrit comme une ville inhumaine voici ce que l'auteur aligne en parlant de la circulation lors d'un convoi funéraire :

"- Déjà ils n'ont pas l'habitude de témoigner du respect aux vivants, essaie d'imaginer un peu le sort qu'ils réservent aux morts. Là-bas dans le Nord, les morts ont à peu près autant d'importance que des bibelots sur un bureau".

Un passage également sur la jeunesse américaine à l'école et où la violence explose :

"J'ai vu ça aux infos : il paraît que presque tous les gosses  des écoles portent des pistolets maintenant.

- Ils n'ont pas tous des pistolets, lui ai-je rappelé.

- Si, c'est vrai, s'est interposée Sharon. Certains de ces acariens sont même armés d'Uzis.

- Tu te rends compte ? Les gosses se tirent dessus, et en pleine salle de classe! Ils vont jusqu'à coller une balle dans la tête de l'instituteur. Je ne sais pas ce que le monde est en train de devenir, mais ça ne me dit rien qui vaille. Cela devrait suffire à te faire déménager de ton quartier-là.

Du coup on appréhende la rentrée de septembre !!!

Merci de votre passage et n'hésitez pas à déguster ce café noisette cet été !!

Version imprimable | lancés de mots et poésie | Le Lundi 23/07/2007 | 1 commentaire | Lu 332 fois


Commentaires

un moment détente que j'apprécie : le café-noisette, et aussi venir te rendre visite !

 


marie.l | Le Mardi 24/07/2007 à 18:21 | [^] | Répondre