Il y a quelques années, mon beau-frère est tombé amoureux d'une maison édifiée en pleine nature, tout en pierres comme on les construit dans la Drôme provençale, au charme fou. Face à elle, la montagne recouverte d'arbres, de pins, des étendues de champs sans clôture, à la belle saison c'est un régal. Pas de commerce, il faut se rendre à Séderon dans la vallée du Jabron, le plus près, ou à Lachau. Nous sommes dans les Alpes de Haute Provence.
En ce moment c'est la sécheresse. La terre craquelée est envahie de chardons, d'herbes dures et piquantes. Subsistent quelques lavandes rescapées des tailles de juillet, ou des repousses.
Je me suis rendue à Lachau acheter quelques légumes (bio) et autres bricoles. Amusant. Dans un petit local, tout est entassé, et tout le nécessaire y est. Jusqu'aux cigarettes pour les fumeurs en panne de sèches... L'addition ne sort pas d'une machine enregistreuse mais la patronne nous la fait à l'ancienne, crayon au papier ce qui me rappelle l'épicier de mon enfance qui coinçait son crayon au-dessus de l'oreille pour ne pas l'égarer..
Les vacances je les aime comme cela, surprenantes, inattendues, non planifiées. Petite réunion familiale de 3-4 jours, les meilleurs moments étant autour de la table. 7 à 9 couverts, on ne les compte pas sauf pour sortir la vaisselle. Tables de fortune mises côte à côte sur la terrasse, à l'ombre, protégées par les stores en bambou. On se passe le bon vin, et au fur et à mesure du remplissage des verres, les rires fusent plus drus. Les conversations vont de la jeunesse passée, à la présente qui se dit des mots tout bas à l'oreille, et à la future en voie de rejoindre le clan familial d'ici quelques mois. Comment va la future maman ? Ah bien et si on l'appelait ?
Des retrouvailles épisodiques qui laissent un goût de bonheur dans la tête et le coeur. Quelle liesse de se sentir libre tout en étant ensemble. Sans contrainte, chacun va se promener comme il le souhaite, ou reste donner un coup de main au Maître de maison. La cuisine ? pas de complication, des grillades d'agneaux de Sisteron, des salades, des fruits, le pain livré par le boulanger. Le bien-être n'a pas besoin d'artifices ni d'ornements. En définitive, des moments comme ceux-là donnent une bonne leçon de joie de vivre à ceux qui ont à grandir.
Mots-clés : Lachau [ajouter], Drome provençale [ajouter]


Dans ton billet si bien écrit on sent toute la convivialité de cette maison où la simplicité est de mise mais où tout est bien pour chacun et pour tous.
tanette | Le Mardi 14/08/2007 à 22:15 |