A ces sorties, la lecture a toujours pris une première place et continue à remplir une grande partie de mes journées, surtout maintenant, à la retraite.
J'ai fréquenté la cinémathèque française lorsqu'elle se trouvait au Palais de Chaillot. Aujourd'hui, le site Evene.fr m'alerte sur une exposition très alléchante d'après le catalogue

Extrait du catalogue
Une image absente hante l'image
« On ne voit jamais une chose pour la première fois, mais toujours une seconde fois : quand elle se lie à une autre », écrivait Pavese dans son journal. L'écrivain italien a toujours été habité par cette idée que voir vraiment quelque chose n'est possible que s'il y a eu une première image - avant, ailleurs - qui nous fait signe dans le présent et nous permet de distinguer une nouvelle image dans le réel, nous y rend attentif et sensible. "Voir les choses pour la première fois" n'existe pas. Celle que nous nous rappelons, que nous notons, est toujours une seconde fois.
(...) On a longtemps voulu croire – et beaucoup le croient encore ou feignent de le croire – que la vocation du photographe du réel serait d'être appendu au présent du monde et d'arrêter dans le flux des sensations une image ontologiquement unique, native. Mais à y regarder de plus près, ne s'agit-il pas d'une fausse évidence ? N'y a-t-il pas aussi dans la photographie une dimension d'absence ? L'appareil photo est instantané et mécanique mais l'homme qui appuie sur le déclencheur n'est-il pas d'abord un homme doté de mémoire, dont le passé ne cesse d'influencer les perceptions au présent . La photographie aussi est « cosa mentale ».
(...) Le cinéma a toujours été un grand fournisseur de ces images mentales qui servent parfois d'antenne et de filtre à notre perception du présent. Une des forces du cinéma est d'incruster en nous, dans notre mémoire visuelle et affective, des images qui vont nous habiter longtemps, parfois à notre insu car nous ne savons pas toujours nous-mêmes, dans le flux des images d'un film, lesquelles vont s'inscrire et affecter par la suite nos perceptions. Les images qui ont la plus grande puissance d'invasion ne sont pas forcément, comme dans la vie, celles dont nous avons conscience qu'elles nous ont « marquées ». Leur inscription obéit à des mécanismes où l'inconscient a souvent la part belle. »
Alain Bergalaet sur http://www.evene.fr/culture/agenda/l-image-d-apres-16632.php
BON DIMANCHE A TOUS.
quelle chance en effet d'avoir grandi à Paris qui offre tant de belles choses à ses habitants...et comment ne pas regretter que cet art ne puisse atteindre les campqgnes les plus reculées!
muse | Le Dimanche 20/05/2007 à 14:01 |