Le ciné Champo ?

Tout un programme

C'était dans les années 60, plutôt 65, nous passions la journée à travailler à l'Institut Henri Poincaré, rue Pierre et Marie Curie (Paris V). Nous sortions vers 18 heures, en fonction de l'heure du film, à l'époque le cinéma jouait en permanent. Cinéphiles, nous regardions bien trois films par semaine. Nous avions nos petites salles préférées : le Champo, le Cujas, et Boulevard St Michel l'Odéon ?).
Retour à mes 18-20 ans, au quartier latin, aux souvenirs de cette époque mythique placés dans un coin de la zone mémoire et tout à coup dépoussiérés depuis que j'ai cliqué sur

http://www.evene.fr

et pour l'image

A l'angle de la rue Champollion - d'où son nom - et de la rue des Ecoles se dresse fièrement le chouchou des cinéphiles : le Champo. Avec sa façade si typique de l'âge d'or du cinéma et ses films intemporels, ce cinéma est véritablement devenu incontournable dans la capitale. D'ailleurs, demandez à Irène, 81 ans, ouvreuse au Champo depuis 35 ans...
Unique en Europe, la 'projection par périscope' de la salle principale, une curiosité très appréciée des habitués, a survécu au temps. Normal puisque la propriétaire y tient 'comme à la prunelle de ses yeux'. Ce système doit son existence au fait que la cabine se situe dans un ancien appartement au-dessus de l'écran. Le faisceau de l'image emprunte ainsi un périscope, atterrit sur un miroir au-dessus de l'écran (d'où la présence d'une petite lucarne en haut de l'écran) renvoyant vers un autre miroir en fond de salle et terminant finalement... sur l'écran !
Lors de son cinquantenaire en 1988, le Champo a dédié son espace à Jacques Tati. Voilà pourquoi vous y retrouvez ici ou là un peu de son monde. Ainsi dans le hall d'accueil s'égrènent en noir et blanc des vues rétro-éclairées de ses films, une affiche très rare de JourFête, et une silhouette illuminée de Tati en fibres optiques tout droit sortie des Vacances de de M. Hulot. Les deux salles sont des cocons aménagés avec goût où il fait bon se faire une toile. Bien que modernisées dans leur conception, elles ont conservé le charme parfumé du septième art.[...]
Les places étaient abordables avec la carte Etudiant. Après la séance, nous allions discuter du film soit à une terrasse de café, soit sur le chemin du retour, dans le métro. Tous les ans nous changions de logement, la location du studio ou de la chambre était annuelle. Si vous aviez de la chance, elle pouvait être reconduite, si vous n'en aviez pas, ce qui se passait pour nous, il fallait boucler ses valises et se rendre au CROUS au guichet logement. Nos idées ambitieuses prévalaient sur une organisation autre, nous vivions la vie de bohême mais studieuse dont on avait toujours rêvé. C'était fascinant.

Version imprimable | Actualités/aujourd'hui | Le Mercredi 27/06/2007 | 3 commentaires | Lu 215 fois


Commentaires

dans les mêmes années, en sortant du cabinet d'architecte dans l'ancienne fac de médecine, (où j'étais petite main), c'était pour moi plutôt que le champo celui qui était rue de l'Ecole de Médecine, entre la patisserie viennoise et Gibert, ou le Hautefeuille sur le chemin de ma rue de Sévigné. Et à l'époque on pouvait prendre le film en cours de route

 


brigetoun | Le Mercredi 27/06/2007 à 22:56 | [^] | Répondre

Re:

modhel J'y allais aussi souvent. Maintenant je ne me souviens plus du nom mais je vois bien lequel. C'était un ciné d'art et d'essai je crois. Je suis contente de partager avec toi des souvenirs du QL (quartier latin..).

 


modhel | Le Jeudi 28/06/2007 à 17:23 | [^] | Répondre

mes premiers ciné furent ceux de l'Alliance française à Hienghène, ciné en plein air...

 


muse | Le Vendredi 29/06/2007 à 11:19 | [^] | Répondre