Qui sont-ils ? Des enfants nés de père français et de mère vietnamienne, métis oubliés et rejetés, un sort hélas renouvelé dans les pays de guerre où sont passées les troupes "coloniales" ou "étrangères". Ils venaient de toute l'Indochine française, qui comprenait : le Cambodge - le Laos - et le Viêt-Nam, ajouter à ces différents horizons asiatiques, les origines européennes pour certains et Africaines pour d'autres. Orphelins pour la plupart, certains ont eu la possibilité d'intégrer l'école d'enfants de troupe. Cette école leur a permis de leur donner un objectif de vie pour ceux qui ne sont pas morts sur les champs de bataille. Hélas nombreux ont servi de chairs à canons.
Je connais plusieurs d'entre eux, certains âgés maintenant, d'autres moins, les familles cherchent à rassembler les souvenirs. Très légitime les souvenirs s'étalant entre le Vietnam et la France. Parmi ces amis eurasiens, des poètes dont l'un que j'affectionne tout particulièrement,
François NECAS
Ils sont presque tous des enfants abandonnés,
Qui ont grandi dans l'honneur et la dignité,
Eurasiens et fiers, même dans la pauvreté,
Ils n'en voudraient à personne d'être mal aimés.
La guerre s'étendait partout à la ronde,
Pour défendre ces terres du bout du monde,
La France les avait recrutés et entrainés,
Ainsi, à Dalat, leur école est créée.
Les plus chanceux, ceux que le sort a épargnés,
Ont donné leur jeunesse et leurs plus belles années,
A la France leur patrie, à la liberté,
Tout simplement par devoir, par fidélité.
Je suis heureuse de publier quelques vers du poème figurant sur le site http://aet.d.club.fr et de célébrer à cette occasion François Nécas.

il y a eu un couac dans la copie des strophes. J'ai corrigé. Tu as raison mais là il s'agit de français mais n'oublions pas que d'autres peuples ont fait de même... et pire puisqu'il n'y a pas eu d'attention vis-à-vis des enfants laissés sur place.
Pour garder la mémoire...
Merci de nous rappeler ces "conséquences de l'Histoire" qu'on oublie au quotidien.
On aurait tant à se faire pardonner si on prenait conscience de nos inconséquences...
aben | Le Vendredi 30/06/2006 à 11:01 |